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 Vampire x Bandit [Pv. Clikoo]

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Heathcliff

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MessageSujet: Vampire x Bandit [Pv. Clikoo]   Lun 21 Aoû 2017, 21:17

Jamais une nuit d'été n'avait semblée si froide dans les fortifications du village alors que le vent soufflait sur les chemins éclairés de la lune et des derniers rayons de soleil que les villageois empruntaient avec précipitation pour se rendre à l'abri. La nuit était le domaine des légendes les plus funestes, le royaume des démons et de monstres effrayants que personne n'aurait jamais voulu rencontrer. En ce temps, les événements surnaturels n'étaient pas si rares qu'on le pensait, les sorcières et autres mages étaient intégrés à la société sans qu'on ne se doute de leur présence, dragons et autres créatures fantastiques peuplaient les forêts alentours mais se cachaient des regards curieux, se faisant discrètes et rares... Ainsi le village de Mutisme s'étendait-il au coeur d'une profonde forêt en formes d'ailes de corbeau, la forêt Aile-Noire, seule village du pays à être quasiment coupé du reste du monde et seulement relié aux routes par un petit bras de prairie qui séparait la pointe des ailes de la forêt.

Dans ce village, la plupart des demeures n'étaient composées que d'un rez-de-chaussée ou d'un étage, ainsi seuls les bâtiments principaux dépassaient des hauteurs du village : les auberges avec les deux étages ainsi étaient facilement repérables dans la grand rue, un petit château princier surplombait le tout visible même depuis le coeur de la forêt et enfin l'église ne manquait pas de tirer son épingle du jeu dans un quartier d'habitations suffisamment pauvres. Seules les demeures aux alentours du château, laissant supposer qu'elles appartenaient à des nobles, étaient plus hautes que celles du petit peuple. Le village était à la limite d'être considéré comme une ville en vérité, mais ses fortifications étaient moyennes, et incomplètes, en faisant simplement un village à semi-fortifier et qui profitait de la défense naturelle que se révélait être la dense forêt noire corbeau.

Dans la froideur de la nuit naissante, plus personne ne traînait dans les quelques champs en bordure du village, les chasseurs et bucherons avaient fuit l'orée de la forêt au triple galop, et il ne restait de vivant dans le village que les deux auberges qui se faisaient face. La première du nom de « Au Sanglier Torché », très vivante et bruyante, comportait un petit étage de quelques chambres inconfortables mais une énorme taverne qui restait éveillée une grande partie de la nuit. En face, l'auberge de « Au Cerf-Blanc » proposait une charmante petite taverne où se sustanter le jour durant et un spacieux étage rempli de chambres où les voyageurs dormaient paisiblement. Les tenancières des deux auberges s'étaient entendues afin que la rivalité ne naisse pas entre les deux établissements, le premier ouvrant en début de soirée et fermant tard dans la nuit tandis que le second s'éveillait avec le jour et s'éteignait avec la nuit.

Alors que la nuit tombait, le Sanglier Torché se mettait à gronder de plaisir, tandis que l'aubergiste du Cerf-Blanc balayait les derniers soupirs du jour devant les fenêtre éclairées d'une taverne qui n'abritait plus que quelques clients jouant à un jeu de cartes. Un jeune homme charismatique descendit de l'étage de l'auberge, marchant d'un pas de loup en direction de la table, et se penchant par dessus l'épaule d'un des joueurs lui glissa un murmure à l'oreille. L'homme releva la tête vers lui avec un sourire.

« Je t'écoute.
-Apparemment il y a du mouvement dans la forêt
, expliqua le charismatique personnage avec mystère.
-Ah... Cela faisait un moment que les Corbeaux s'étaient tenus au calme. »

L'homme au jeu de carte sourit paisiblement, mais son interlocuteur semblait plus inquiet. Il releva le nez et observa l'extérieur : dans la nuit tombante, plus personne ne traînait dans les rues de peur de croiser les monstres. Seulement les fous... Et les bandits.



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Clikoo

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MessageSujet: Re: Vampire x Bandit [Pv. Clikoo]   Mer 06 Sep 2017, 20:21

La nuit tombait doucement sur Mutisme, et le village tombait lentement dans le silence. La vie semblait disparaitre, pourtant l'on entendait un bruit de pas qui brisait cette monotonie. Un bruit de pas régulier, pas particulièrement lent, mais pas forcément rapide. Des pas qui claquaient sur les pavés, que l'on pouvait entendre depuis l'entrée des maisons. La silhouette d'une personne se distinguait dans les lueurs faiblissantes, marchant d'un pas assuré, pourtant, elle était déjà passé dans cette rue. Ce bruyant visiteur était venu en droite ligne depuis l'extérieur de la ville vers le centre, mais une fois les pavés en vue, ce n'était plus une route aussi sûre.

La silhouette arriva finalement au niveau de deux auberges. La lumière du lieu permettait de parfaitement la distinguer à présent. C'était une jeune femme, elle était de grande taille pour une femme, son dos droit et sa démarche traduisait une certaine noblesse, et une assurance flagrante. Elle portait un veston blanc aux manches légèrement évasées aux coutures dorées et un pantalon de cuir noir. Ses vêtements seyants laissaient deviner les courbes élégantes et fines de la jeune femme tout en accentuant ses formes un poil opulentes. Sa grande taille n'était pas feinte, les bottes retroussées marron sombre qu'elle portait n'avaient guère de hauteur de talons, et semblaient taillées pour la marche, pourtant, les semelles produisaient un son à chaque pas sur le pavé. Le visage caché par une capeline blanche, allongée et coiffée d'une fine plume ébène, on ne pouvait qu'imaginer ses traits qui semblaient fin. La dernière chose que l'on remarquait chez elle était sa longue tresse blonde claire qui descendant jusqu'au bas de son dos, ou flottait à chaque coup de vent avec une grande légèreté. Etrangement, la voyageuse n'avait aucun sac de voyage, rien qui ne puisse dire qu'elle n'était pas de la région, pourtant, sa personne était totalement méconnue en ces lieux. Il était sûr qu'elle n'avait pas subit de rapine, sa bourse était toujours là, attachée par une chaîne à sa ceinture, mais elle n'était pas si pleine que l'on pourrait le croire au vu de l'élégance qu'elle semblait dégager.

Elle s'arrêta finalement devant les deux auberges, regardant les enseignes, et prit la direction d'un pas toujours aussi assuré du "Sanglier Torché". Pourquoi avoir prit cette décision? Le "Cerf-Blanc" semblait de bien meilleur standing que ce qui ressemblait à une auberge de mauvaise fréquentation, au moins celle-ci semblait-elle plus vivante. Elle entra donc dans le "Sanglier Torché" avec certitude, sans même penser à ce qu'il pourrait lui arriver. D'ailleurs, c'était un fait étonnant, elle ne semblait pas paniqué le moins du monde, ni de l'agitation de la forêt, ni de la peine-ombre de la ville, dans ce qui était soit de l'inconscience, soit de la bêtise, soit autre chose que l'on ne saurait dire.

A son entrée, enfin son visage était visible. Ses traits étaient fin, ses yeux d'un bleu plus clair que le ciel regardaient droit devant elle, une peau claire et sans le moindre défaut, comme un ange tombé des cieux. Elle portait autour d'elle une aura froide qui aurait fait frissonner les êtres les plus sensibles, et son regard accentuait cette impression, un regard dur, qui pourtant n'enlevait rien au charme de cette jeune femme, il l'accentuait au contraire, comme une beauté glaçante.

A peine entrée, elle alla directement au bar pour s'y assoir, sans faire particulièrement attention semblait-il à ce qu'il se passait autour d'elle, puis, alors que le tenancier s'approchait d'elle, elle l'interpella avant même qu'il ne puisse dire un mot.

Bonsoir mon brave. Une chambre et un repas... Et la liqueur la plus forte que tu ais

Sa voix était assez profonde, cristalline, mais terriblement neutre. Son regard semblait transpercer son interlocuteur. Pourtant, un œil attentif pourrait voir l'étincelle. La jeune femme s’amusait en silence.
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Heathcliff

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MessageSujet: Re: Vampire x Bandit [Pv. Clikoo]   Mer 06 Sep 2017, 21:03

Le Sanglier Torché était on ne pouvait mieux nommé, tout comme son rival du Cerf-Blanc : tandis que ce dernier semblait baigner dans une douce lumière et un calme empreint d'innocence totale, le premier au contraire abritait nombre de porcs sauvages et rustres qui buvaient à en rouler sous les tables. Exagération mise à part, si en effet une grande majorité de la clientèle ne venait que pour vider les bourses et remplir les fois, le soir cependant on trouvait une certaine diversité dans les clients, bien que la majorité était fort bruyante et voyante. Mais surtout, masculine. La présence soudaine d'un individu du sexe féminin ne manqua pas d'attirer l'attention d'un grand nombre des sangliers qui se trouvaient présents et qui se mirent à grogner de plaisir et d'intérêt. Pourtant, fort peu s'approchèrent : au bar, deux gros bras se démenaient au côté d'une dame fort peu recommandable, plus large que beaucoup d'hommes présents et à la mine menaçante, la patronne de la taverne. L'un des gros bras fut interpelé par la cliente, prenant un air assez perplexe à la vision de ce petit bout de femme.

« Bonsoir mon brave. Une chambre et un repas... Et la liqueur la plus forte que tu aies.
-Pour la chambre tu verras avec la patronne »
, fit l'homme en indiquant de son menton bien habillé d'une barbe blonde la rombière qui se démenait un peu plus loin en secouant un pauvre homme un peu à court de monnaie.

Après avoir dit cela, il s'empara d'une bouteille sous le bar ; à priori, la majorité des alcools étaient particulièrement forts ici, la seule caractéristique les différenciant étant la dénomination : liqueur, bière, vin, la plupart des bouteilles auraient assommé un cheval. Il déposa un peu lourdement la bouteille de liqueur sur le bar, s'emparant d'un verre de l'autre main, mais ne lâcha ni l'un ni l'autre, dardant un regard toujours aussi méfiant sur la cliente. Comment ce petit bout de dame bien trop habillé pour une femme de peu de vertu pouvait se permettre ce genre de demande ? A dire vrai, l'homme était même réticent à vendre de l'alcool pur à une demoiselle, ayant fait signe à son collègue de rapprocher la carafe d'eau pour couper le tout, mais alors qu'il allait préparer le mélange une voix le surpris.

« Ajoutez un verre d'eau pour ma dame. »

Un homme posa ses coudes délicats sur le bar à côté de la cliente. Le tavernier le toisa un instant, mais finalement haussa les épaules, remplissant un verre de liqueur et l'autre d'eau, avant de récupérer les pièces que le client lui jeta. Lorsqu'il s'éloigna, le client en question tourna un sourire amusé vers la jeune femme blonde, et d'un geste souple poussa le verre de liqueur pure vers celle-ci.

« Ce n'est pas tous les jours que l'on voit une dame aussi pleine d'assurance dans le coin... »

Son sourire était charmeur, mais en vérité cela semblait s'assortir de toute une attitude générale. Assez grand, et en vérité longiligne, l'homme ne présentait ni la forte musculature des paysans et mercenaires du coin, ni la faiblesse des mendiants, il semblait même dénoter complètement avec l'ambiance du bar avec sa peau de porcelaine et ses longs doigts délicats. Pourtant, personne ne portait de regard accusateur sur ses longs cheveux de cendre, et personne ne croisait ses yeux d'or avec un regard de défi. Au contraire, la plupart des hommes présents semblaient le considérer comme du paysage, l'ignorant royalement. Les coudes délicatement posés sur le bar, les mains croisées devant lui après avoir tiré le verre d'eau près de lui, il se laissait aller à une pose assez nonchalante, détaillant la demoiselle qui se trouvait à sa droite avec un léger pétillement dans le regard et un sourire délicat. Délicat, c'était le mot que l'on pouvait donner à chacun de ses traits, il n'y avait aucun autre terme qui puisse mieux caractériser cet homme qui semblait tout droit sorti d'une prison dorée. En vérité, la seule chose qui laissait penser qu'il était du coin était sa tenue on ne peut plus simple, presque trop simple. Il pencha légèrement la tête comme pour regarder son interlocutrice de plus près sans pour autant s'avancer de trop dans la bulle d'intimité de la dame plus qu'il ne l'avait déjà fait en se permettant cette approche.

« Vous n'êtes pas d'ici, n'est-ce pas ?
-Oooooh, à peine arrivé Falhen a trouvé une proie ! »


Une grimace barra le visage délicat de l'homme qui se retourna à l'entente de son nom. Juste à côté au bar, tenant à peine sur sa chaise en riant bêtement, un homme un peu plus jeune que lui aux cheveux noirs et aux yeux en amende riait fortement, accompagné par un autre homme juste à côté à la crinière châtain qui semblait tout autant amusé. Falhen leur fit un geste un peu vif comme s'il disait à des chiens de filer plus loin, leur lâchant d'une voix exaspérée :

« Pcht, sales gosses, laissez discuter les adultes ! »

Les deux autres ne trouvèrent meilleure réponse que de rire bêtement, mais leurs rires se calmèrent lorsque Falhen croisa les bras, les fixant avec sévérité.

« Et où sont les deux autres d'ailleurs ?
-Hein ? »


Le premier haussa les épaules en signe d'ignorance. Il se tourna aussitôt vers son collègue, tous deux échangeant un long regard comme discutant par la pensée, puis du même geste reproduisirent le même haussement d'épaules, se retournant vers Falhen pour réitérer une troisième fois la chose. Ce dernier soupira longuement, levant les yeux au ciel en se retournant vers son interlocutrice pendant que les deux autres se mettaient à rire bruyamment.

« Bande de singes ignorants... Excusez ces malandrins, ne faites pas attention à leurs plaisanteries grivoises. »

Reprenant un sourire plus neutre, il tendit poliment la main comme pour inviter la dame à des salutations, évidemment dans les règles de l'art avec un baise-main ; en clair, il ne cachait pas ses manières nobles malgré les lieux.

« Puisqu'ils ont précipité la chose : je me nomme Falhen, client régulier en ces lieux, un visage inconnu ne m'échappe pas. »

Son sourire s'étira, il se réservait visiblement certaines remarques trop faciles.



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MessageSujet: Re: Vampire x Bandit [Pv. Clikoo]   Lun 25 Sep 2017, 20:22

Assise au comptoir du Sanglier Torché, la jeune femme s'adressait de façon à la fois respectueuse et pour le moins familière envers l'aubergiste. Comme si des habitudes noble voulaient se mêler aux mœurs du bas peuple, mais ce fut si direct que cela devait être naturel chez cette jeune femme. Jeune femme qui ne semblait pas décontenancée le moins du monde par la clientèle de l'auberge, principalement masculine, et particulièrement rustre, bruyante, et, il faut le dire, odorante. Toute l'attention de l'assemblée se tourna donc sur cette jeune femme qui détonnait complètement de l'ambiance locale, mais qui n'hésitait pas dans sa direction. Elle savait où elle allait, ou tout du moins le faisait-elle croire.

Bonsoir mon brave. Une chambre et un repas... Et la liqueur la plus forte que tu aies.
-Pour la chambre tu verras avec la patronne.


L'homme, qui n'était pas le tenancier contrairement à ce qu'elle croyait, indiqua de son menton velu une dame de forte corpulence, qui en imposait autour de tout ces hommes. Elle était d'ailleurs justement en train de régler ce qu'il semblait être un soucis de non paiement. La jeune femme inclina calmement la tête avant de tourner son regard vers la rombière. Et en revint à son verre qui était en train d'être servit. L'homme avait clairement la main lourde, habitué à servir plus ses compère que les jeunes filles en fleur, et à ce titre, il eu un instant d'hésitation, tandis qu'un autre serveur approchait une carafe d'eau. La jeune femme ne pipait mot, observant ce qu'il se passait en posant son avant-bras droit sur la table, attendant le breuvage qui ne tardait pas.

Ajoutez un verre d'eau pour ma dame.

Des coudes se posèrent sur la table, interrompant le serveur qui regarda de haut cette intrusion avant de continuer son geste, servant donc un verre de liqueur et un verre d'eau. La jeune femme ne jeta qu'un regard très bref sur cet homme, mais s'arrêta sur les quelques pièces qu'il avait posé sur le comptoir, avant de prendre le verre et de lancer un autre regard à l'homme.

Pourquoi un verre d'eau? demanda-t-elle avant d'engloutir le liquide d'une traite sans sourciller.

Ce n'est pas tous les jours que l'on voit une dame aussi pleine d'assurance dans le coin...

L'homme était tout à fait charmant et souriant envers la nouvelle-venue, de carrure délicate, il détonnait lui aussi du reste de la clientèle de l'auberge, mais semblait être un client régulier, au vu de la non-réaction des badauds à la présence de cette silhouette bien peu imposante, c'était plus comme s'il faisait partie du mobilier. Il se dégageait tout de même un certain charisme de cette personne, une force tranquille. En un sens, il ressemblait à la visiteuse, tout deux semblaient hors de propos dans cet environnement.

Oh... Vraiment? Tu m'en vois étonnée...

La réponse de la jeune femme était directe et presque cinglante par son sarcasme. Elle ne prit même pas la peine de regarder son interlocuteur, préférant poser son verre en regardant le tavernier.

Tu vois, il n'y avait pas de quoi te tracasser, je vais bien, c'était juste pas très bon...

Mais l'homme à coté continuait de parler, questionnant la nouvelle curiosité...

Vous n'êtes pas d'ici, n'est-ce pas ?
-Oooooh, à peine arrivé Falhen a trouvé une proie !


... Avant de se faire interrompre par les badauds, ce qui le fit grimacer. Il se tourna vers le malotrus se comportant avec eux comme un maître avec ses chiens dans une gestuelle particulièrement condescendante. Il était clairement exaspéré, et cela s'entendait dans sa voix.

Pcht, sales gosses, laissez discuter les adultes !

Ce qui n’eut pour réaction que de faire rire les deux ivrognes impromptus, qui furent calmés par la réaction de colère de ce Falhen. Mais la voyageuse ne prêtait déjà plus attention à ce qu'il se passait, profitant de ce moment pour commander à nouveau.

Je n'ai pas mangé depuis la mi-journée, que me propose-tu?

Elle était avec le menton posé sur le poing, regardant le serveur toujours aussi froidement, d'une voix toujours aussi directe. Pourtant, malgré son air désabusé, absent, elle écouté tout ce qu'il se passait autour d'elle. Le contrevenant avait enfin réglé son ardoise, et était partie pour vaquer à son travail de plus belle. Certains commentaires sur la jeune femme fusaient, ou se chuchotaient, sans la moindre délicatesse. La discussion continuait aussi entre Falhen et ses compères, le premier sévère, les seconds perturbés.

Et où sont les deux autres d'ailleurs ?
-Hein ?


Ce qui s'ensuivit d'un blanc relativement long qui fit pousser un soupire de lassitude de la part de Falhen, et d'une nouvelle tentative de communication envers la jeune femme.

Bande de singes ignorants... Excusez ces malandrins, ne faites pas attention à leurs plaisanteries grivoises.

Il tendis alors la main avec un sourire, tendant la main. La jeune femme, se tourna alors réellement vers lui pour la première fois.

Puisqu'ils ont précipité la chose : je me nomme Falhen, client régulier en ces lieux, un visage inconnu ne m'échappe pas.
Décidément, tu as le chic pour formuler des évidence...
Elle jeta un œil sur la main et souffla. Et bien, au moins est-il bien élevé...

Elle posa doucement sa main sur celle de l'homme et attendit qu'il fasse son œuvre.

Tu peux m'appeler Evangeline.

Le ton de la jeune femme se fit encore plus glacial, et ses yeux azurs se plongèrent dans ceux de Falhen, comme si elle se mettait à sonder l'âme de son interlocuteur.
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Heathcliff

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MessageSujet: Re: Vampire x Bandit [Pv. Clikoo]   Mer 22 Nov 2017, 00:05

« Décidément, tu as le chic pour formuler des évidences... »

A cette remarque d'un fort cynisme et d'une désobligeance qui aurait hérissé le poil du plus fort larron de ces lieux, Falhen se contenta de laisser échapper un rire faussement désolé. Il semblait n'avoir que faire des remarques de la dame et de son comportement à son égard, continuant naturellement de discuter. La légère tension dans ses rires laissait entendre qu'il comprenait parfaitement les piques de la dame, néanmoins il n'en releva aucune, ni ne se montra outré d'une quelconque façon : au contraire il était extrêmement détendu, à son aise, et un pétillement dans son regard traduisait l'amusement qu'il ressentait au contact d'une femme à la langue si aiguisée. La voyant poser délicatement ses doigts de porcelaine dans sa main tendue, il esquissa un sourire satisfait.

« Tu peux m'appeler Evangeline. »

Les présentations faites, Falhen présenta gracieusement la nuque en approchant son visage de la main que lui avait offerte ladite Evangeline, mais évita soigneusement tout contact entre les deux éléments inconnus, se contentant d'un geste élégant et respectueux : on ne souillait pas ainsi la peau d'une inconnue. Seuls ses cheveux de cendre frôlèrent presque involontairement les doigts de la dame, ce qu'il s'empressa de corriger en passant sa main dans sa crinière tout en se redressant, tirant sa chevelure vers l'arrière avec un léger sourire. Ses yeux ne laissaient paraître une fois de plus aucun agacement, ni aucune victoire, il semblait prendre cette discussion comme un événement habituel et sans grande importance malgré ses mots bien trop évidents lâchés un peu plus tôt. Son visage était jeune, mais ses yeux laissaient transparaître une forte expérience : il n'était sans doutes pas des plus sages qu'il eut été donné de voir pour un voyageur expérimenté, mais il avait visiblement vécu beaucoup, ne s'en cachait guère, ne cherchait guère non plus à le montrer, il vivait naturellement. Il relâcha la main d'Evangeline et se replaça face au bar, ses doigts se refermant ensuite sur le verre d'eau qui lui avait été servi.

« Oh, et pour le verre d'eau, il n'est pas pour nous... »

Un violent bruit à en assourdir toute personne trop attentive survint alors qu'un littéral homme-bélier venait de s'écraser entre Falhen et Evangeline. Naturellement, Falhen n'eut ni sursaut ni mouvement de recul, il s'était contenté de soulever le verre au dessus de sa tête pour le protéger. Du moins, c'est ce qu'il sembla, jusqu'à-ce qu'il verse simplement le contenu sur la tête de l'animal qui venait de s'écraser sur le meuble, lequel poussa un hurlement plaintif en sentant le liquide trop frais sur ses tempes brûlantes. L'homme se redressa, et d'une poigne de fer s'empara du col de Falhen qu'il souleva sans grande difficulté. Ils devaient tous deux faire la même taille, peut-être même que Falhen était plus grand que son assaillant tout en restant visiblement plus frêle, l'assaillant n'était pas non plus une armure à glace et avait visiblement le même âge que lui mais on devinait sous sa chemise débraillée une musculature bien plus certaine appuyée d'entailles discrètes, cicatrices légères couvrant une de ses mains et ponctuant son menton imberbe. Une crinière de jais retombait sur ses yeux émeraude quasiment cachés sous ses épais sourcils froncés.

« Toi je vais t'étriper !!
-Tout doux chaton, tes camarades de jeu t'attendent. »


Visiblement, "chaton" faisait une priorité de ses précédents assaillants, car même s'il lâcha un crachat qui induisait la possibilité qu'il revienne se venger plus tard il lâcha néanmoins Falhen et fonça brutalement dans le tas d'hommes imposants qui s'était formé derrière lui, les faisant chuter comme des quilles dans un jeu de boules. En vérité, si un de ces hommes avait été encore assez sain d'esprit pour y songer, peut-être le bowling aurait vu le jour en cette soirée agitée, mais le sang qui frappait dans les veines de ces brutes était visiblement constitué en majorité d'alcools divers qui recouvraient tout autant le sol de la taverne. Ces quelques inconvénients ne semblaient guère inquiéter la tavernière qui avait envoyé son collègue voir ailleurs, celui-ci ayant été sur le point d'en venir aux mains suite aux mots presque insultants d'Evangeline, préférant elle-même se charger de cette femme... presque à sa hauteur. Elle ne s'inquiétait visiblement pas du sort de celle-ci car elle n'avait eu que faire d'un éventuel retour de bâton de la part de son employé. Ou plutôt, elle n'avait que faire du sort de son employé ; du moins c'est ce qu'elle laissa entendre quand elle parla d'un ton parfaitement calme et posé à la demoiselle en lieu et place du ton désabusé voire agressif qu'elle servait à ses autres clients. Ce détail fit tiquer Falhen lorsqu'elle se pencha sur le bar, annonçant de sa voix grinçante :

« Il reste quelques victuailles à l'arrière, Blondinet est parti les chercher - elle parlait visiblement de l'autre tavernier ce qui ne manqua pas de faire sourire ceux qui étaient assez proches pour l'entendre - Pour la chambre ce sera partagé avec un de ceux que j'arriverai à porter là-haut quand ils seront tombés. »

Disant cela elle porta un regard sur les brutes qui se débattaient : certains étaient déjà sonnés à terre, quand ils n'étaient pas en train de nager dans leur vomis après avoir été vaincus par K.O par les alcools qu'ils avaient réclamé. D'après la taille du Sanglier Torché, il aurait semblé aussi grand que le Cerf Blanc, mais il n'était pas partagé de la même façon : si les étages du Cerf Blanc étaient réservés aux chambres au dessus d'une petite taverne accueillante, le Sanglier Torché ne réservait que le dernier étage à quelques chambres pour ceux qui étaient trop torchés pour sortir, et avait pris un maximum de place avec une imposante mezzanine pour les nombreux buveurs de la taverne. Visiblement, la mezzanine était même supposée être encadrée de petites barrières comme un balcon, mais plusieurs morceaux avaient été soigneusement coupés, sans doutes avaient-ils été trop souvent brisés par le passé. La tavernière annonça donc ce qui devait être payé, puis son regard glissa vers Falhen. Celui-ci, se sentant visé, afficha un immense sourire bien trop grand pour ne pas être forcé au moins à moitié.

« Ah... Toujours vivant mon chiot...
-Avouez que ma présence ici vous manquerait ma chère Suzanne, suzeraine de mon cœur !
-... Mmmouais... Blondinet !! »


D'un regard lourd de froideur et de désintérêt, ladite Suzanne balaya d'un revers de la main la phrase de Falhen pour se retourner vers l'arrière-boutique en hurlant de sa voix puissante et grinçante le surnom fort peu avantageux de son employé qui tardait trop à son goût. Tel un enfant moqueur, Falhen tira la langue en direction des épaisses boucles cuivrées de la tavernière qui même si elle avait remarqué l'expression l'ignora d'un haussement d'épaule et d'un levage d'yeux au ciel qui laissait entendre que ces deux-là se connaissaient particulièrement bien. Falhen laissa s'échapper un soupir rieur d'entre ses lèvres, puis reporta son attention sur Evangeline, poursuivant la conversation d'un ton assez détaché tout en se tournant vers la bataille qui faisait rage derrière sous les hurlements du précédemment nommé "chaton".

« Vous êtes de passage pour la nuit à Mutisme ou vous recherchez quelque chose de particulier si ce n'est indiscret ? »



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MessageSujet: Re: Vampire x Bandit [Pv. Clikoo]   Mer 20 Déc 2017, 00:56

Le cynisme de la jeune femme pouvait être dangereux, qui pouvait savoir sur qui elle pouvait tomber, si son interlocuteur ne prendrait pas ces remarques pour des insultes, ou encore si la violence était la seule réponse qu'elle pouvait recevoir? Pourtant, elle ne semblait pas s'interroger sur ces faits, au contraire, elle gardait la tête haute et cette assurance qui était sa marque de fabrique. Et fort heureusement pour elle, ce Falhen semblait se contenter de la parole et de la sagesse face à ce genre de remarques, se contentant de rire de façon clairement fausse.

Une fois Evangeline présentée à son tour, il pratiqua un baise-main traduisant d'une grande éducation, trahissant la noblesse dont il pouvait venir, se permettant même de corriger l'erreur qu'il faillit faire en laissant tomber ses cheveux sur les doigts fins et délicats de la jeune femme. Mais rien ne pouvait assurer du rang social de ces deux jeune gens. Leurs vêtements étaient plutôt simples en comparaison avec ce dont on peut s'attendre de personnes de haut rang, et seules leurs manières étaient bourgeoises. Trop bourgeoises pour deux personnes pouvant être clients de ce lieu où pourtant ils semblaient à leurs aises. Mais pour eux, tout semblait aller de soit dans les éventements ayant court. Et n'importe quel observateur attentif pouvait se rendre compte de l'expérience que chacun d'eux possédait malgré leur jeunesse apparente. Les mains se séparèrent, et chacun se tourna à nouveau vers le bar.

Oh, et pour le verre d'eau, il n'est pas pour nous...

Falhen s'était saisi du verre d'eau à cette remarque. Ce qu'il dit pouvait sembler surprenant, mais Evangeline ne prêta pas attention à ces mots, se contentant de se décaler doucement et calmement sur le coté, comme pour s'éloigner de son interlocuteur, mais pas assez loin pour être hors de sa porté. Tout devint plus clair au moment où un homme vint s'écraser tête première dans le bar, entre les jeunes gens. Visiblement, ils avaient tout deux prévus cette impromptue arrivée, mais aucun des deux ne sourcilla, la seule véritable action fut celle de Falhen qui versa le contenu du verre sur la tête du malheureux. Ce dernier se redressa d'un bond et s'empara du col du jeune-homme et le souleva de sa chaise, sous les yeux d'Evangeline qui, d'un signe circulaire de la main, demanda au barman à être resservie. Et appuya sa demande d'un regard à celui-ci...

S'il te plais...

... Ce à quoi le barman se contenta de répondre d'un grognement, visiblement en train d'être poussé à bout par le toupet de la jeune-femme. Les choses semblaient s’accélérer au sanglier torché, pourtant, toujours aucun sentiment ne semblait s'afficher sur son visage de marbre. Il était pourtant clair que l'homme n'aurait aucun remord à en venir aux mains avec une femme, aussi belle soit-elle, pourtant elle semblait n'avoir aucune crainte face à lui. Soit elle se savait de taille à l'affronter, ce qui serait surprenant, soit elle attendait la protection d'une personne capable de rivaliser. A coté d'elle, Falhen et l'autre homme étaient aussi dans une situation tendue, mais à la différence d'Evangeline, ces deux là se connaissaient, et devait sans nul doute déjà dû s'affronter dans une situation similaire. Mais le bélier-humain retourna à ses premiers adversaires, visiblement, l'humiliation du verre était encore un trouble mineur en comparaison.

Une seule personne semblait au dessus de tout ces évènement, la tavernière avait pris la place de son collègue de travail, l'envoyant faire d'autres besognes, évitant à l'impertinente de devoir l'affronter. Pourtant, c'est avec un ton détendu qu'elle entama la discussion, alors qu'elle était plutôt du genre agressive envers les autres clients. Elle s'adressa donc à Evangeline de sa voix grinçante.

Il reste quelques victuailles à l'arrière, Blondinet est parti les chercher. Pour la chambre ce sera partagé avec un de ceux que j'arriverai à porter là-haut quand ils seront tombés.

Blondinet étant le sobriquet qu'elle donnait à l'autre tavernier, il était plus que certain que la tavernière menait tout ce beau monde à la baguette, si doute il y avait encore... Durant sa seconde phrase, elle indiqua le troupeau d'hommes ivres qui se débattaient, certains déjà au sol, abattus soit par la boisson, soit par les coups de leurs camarades de jeu. S'étant retourné pour observer ce triste spectacle, Evangeline se permit un commentaire avant de reprendre sa position précédente.

Un jour apprendront-ils peut-être à apprécier la boisson...

A l'annonce du prix de sa commande, elle répondit aussitôt qu'elle payera le prix convenu une fois sa nuit passée. Préférant sans doute être assurée de sa nuit, ou prévoyant une consommation future.

Ah... Toujours vivant mon chiot...
Avouez que ma présence ici vous manquerait ma chère Suzanne, suzeraine de mon cœur !
... Mmmouais... Blondinet !!

La relation entre la tenancière et Falhen était visiblement amicale mais fluctuante. Mais celle-ci fit demi-tour, balayant la remarque du jeune homme de la main, pour se rendre dans son arrière boutique chercher les victuailles tant convoitées. Se désintéressant complètement de la discussion, Evangeline regarda le fond de son verre en marmonnant, attendant le retour de Suzanne.

Aussi plein que mon estomac...

Presque simultanément, les deux se tournèrent vers la lutte. Il n'y avait pas plus à faire pour le moment que de profiter de ce spectacle. Falhen tenta cependant une nouvelle fois de briser la glace, non sans avoir lâché un soupire moqueur en direction de cette lutte de piètre qualité.

Vous êtes de passage pour la nuit à Mutisme ou vous recherchez quelque chose de particulier si ce n'est indiscret ?

Depuis que Evangeline avait repris sont verre à la main, une très fine pellicule de glace, presque imperceptible, s'était formé à l'intérieur. Elle répondit d'un ton toujours aussi détaché.

Effectivement, c'est une question plutôt indiscrète... Elle regarda le fond de son verre. Disons pour faire simple que Mutisme est une halte à durée indéterminée...

Comme pour éloigner la question, elle se contenta d'une réponse vague tout en gardant son air sûr d'elle.

Et toi, que fais-tu là? Tu es le dernier fils du seigneur local qui fait du tourisme dans le bas peuple?

Sa voix était monotone, mais il était aisé de sentir la moquerie derrière cette supposition.
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MessageSujet: Re: Vampire x Bandit [Pv. Clikoo]   Ven 22 Déc 2017, 22:55

Falhen ne quittait pas des yeux le combats, même si son regard était relativement las. Cependant, il ne manquait pas d'attention pour autant, et sa position en témoignait : il n'était pas détendu sur sa chaise, au contraire ses muscles étaient légèrement contractés, et il se retenait dans une position assez fébrile, un pied posé au sol, l'autre le soutenant à plat contre le bar, et les coudes plantés juste en dessous du plateau dudit bar. Il n'avait pas la tête tombante, au contraire son port-de-cou était étiré et élégant, tant et ses bien que ses cheveux mi-longs, tombant en mèches épaisses et irrégulières, ne caressaient pas ses épaules comme il aurait pu le sembler lorsqu'il était posé un peu plus tôt. Ses lèvres avaient esquissé un sourire, même si ses yeux ne riaient plus vraiment.

« Effectivement, résonna la voix d'Evangeline avec détachement. C'est une question plutôt indiscrète... »

Pour une fois, Falhen ne tourna pas la tête vers elle en l'écoutant, même s'il remarqua très bien par le mouvement ressenti à côté de lui qu'elle baissait la tête vers le fond vide de son verre. Suzanne, plus loin, parlait d'une voix forte à travers une porte, celle que Blondinet avait prise un peu plus tôt, alors qu'elle portait aussi sous son bras trois bouteilles bien pleines. Evangeline poursuivit :

« Disons pour faire simple que Mutisme est une halte à durée indéterminée... Et toi, que fais-tu là ? Tu es le dernier fils du seigneur local qui fait du tourisme dans le bas peuple ? »

Un rire sincère s'échappa des lèvres de Falhen. Il laissa sa tête retomber en avant, et d'une main arrangea aussitôt ses cheveux qui ne semblaient en faire qu'à leur tête à chaque mouvement de la sienne. Il tourna enfin la tête vers Evangeline, un sourire d'enfant sur le visage.

« Faux, faux et faux, mais c'était remarquablement bien tenté, vous n'être pas si froid que ça ! »

Il avait un peu appuyé sur le mot froid, mais ne trouva pas d'intérêt à une fois de plus formuler l'évidence comme l'avait dit plus tôt Evangeline. Il glissa cependant un regard vers le verre de la dame, le détaillant brièvement comme pour constater la provenance directe de la fine pellicule de glace qui s'était alors formée dessus : malgré le temps relativement doux, il semblait que la surface du verre avait gelé, et des éclats de givre se créaient peu à peu dessus. Il ferma les yeux pour se retourner à nouveau vers la bataille qui faisait rage au centre de la taverne, répondant tranquillement :

« Je passerai les détails car je me doute que cela ne vous intéresse guère réellement, alors je me contenterais de simplement corriger : je ne suis pas le dernier fils, ce n'est pas un local et je ne suis pas en tourisme puisque j'habite officiellement auprès de ce bas peuple depuis de bien longues années. C'est auprès d'eux que j'ai appris à faire attention à être discret sur certaines choses. »

Il ne précisa pas sa pensée, d'autant qu'à ce moment Suzanne revenait enfin, rangeant deux des trois bouteilles sous le bar et s'emparant de la troisième dont elle servit sans ménagement une bonne lampée dans le verre toujours en attente d'Evangeline. Derrière elle, Blondinet revenait avec une assiette creuse, comme un bol plat, contenant quelques restes d'un bouillon et de morceaux de pains qui semblaient avoir été réchauffés brièvement. Il déposa le plat à côté du verre d'Evangeline, jetant un œil désapprobateur à sa patronne qui ignora totalement ce geste, puis lorsqu'il fut enfin reparti Suzanne se pencha un instant sur le bar, se retenant d'un bras, un regard blasé en direction de Falhen qui observait du coin de l'oeil la glace qui semblait disparaître lorsque l'alcool avait été versé.

« Mon chiot, tu diras à Layla de venir me voir demain.
-Je ferais la commission dès que je rentre avec ma brute alors, tu me sers un petit verre de vin ? »


Il adressa un sourire jovial à la tavernière qui se contenta de hocher la tête, sortant un nouveau verre et une bouteille pour le servir prestement, avant de s'éloigner en direction d'un homme qui semblait attendre de l'autre côté du bar.



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MessageSujet: Re: Vampire x Bandit [Pv. Clikoo]   Mar 09 Jan 2018, 21:05

Le bistrot résonnait toujours des beuglement plus ou moins virils des combattants de seconde zone sous le regard continu ou presque de Falhen et Evangeline. En arrière, dans la cuisine, résonnaient les paroles de la tavernière, alors qu'elle revenait vers la salle de dégustation.

Et toi, que fais-tu là? Tu es le dernier fils du seigneur local qui fait du tourisme dans le bas peuple?

Evangeline ne s'attendait pas à une telle réaction de la part de son interlocuteur à cette supposition dénuée d’intérêt. En effet, le jeune homme lâcha un rire sincère. Sans être surprise, la jeune femme eu tout de même un léger rictus, mais difficile de savoir si cela était dû à la réaction de Falhen ou à l'une des brute qui effectua une attaque digne du plus puissant des dragons face à ses adversaires.

Faux, faux et faux, mais c'était remarquablement bien tenté, vous n'être pas si froid que ça !

Un effet de style que nota Evangeline, et un effort tout aussi remarqué pour ne pas insister sur celui-ci. Mais toujours avec peu de réaction de sa part. L'air était doux, mais l'atmosphère autour d'elle était toujours un peu plus froid qu'ailleurs, sans qu'elle y soit forcément pour quelque chose, un air aussi détaché et impassible donnant toujours un sentiment de froideur, voire de malaise. Pourtant, son apparence était particulièrement attirante, même si l'on n'aimait pas ce genre de femme, sa stature bien droite et élancée, ainsi que son regard perçant en imposait à tout ceux qui la croisaient. Sa chevelure tressée se mouvait au gré du moindre courant d'air, du moindre mouvement de tête, sans ne jamais pourtant la déranger.

Je passerai les détails car je me doute que cela ne vous intéresse guère réellement, alors je me contenterais de simplement corriger : je ne suis pas le dernier fils, ce n'est pas un local et je ne suis pas en tourisme puisque j'habite officiellement auprès de ce bas peuple depuis de bien longues années. C'est auprès d'eux que j'ai appris à faire attention à être discret sur certaines choses.

Evidement, il avait déjà compris le désintérêt qu'affichait Evangeline, pourtant celle-ci écouta cette fois chaque mot du jeune homme, allant de ses propres déductions, planifiant déjà la suite de son périple. Mais a ce moment, la tenancière revint, les bras portant des bouteilles qu'elle plaça sous le bar, servant enfin le liquide tant convoité par la demoiselle qui, se retournant, inclinât la tête en signe de remerciement. Elle en fit de même au Blondinet qui lui servit une sorte de bouillon dans un bol plat, et ne se fit pas prier pour déguster ce consommé. Cependant, même si ça hâte à se nourrir était certain, elle ne se jeta pas sur l'assiette comme une malpropre, restant droite, menton levé, et faisant venir la cuillère à sa bouche dans un geste élégant.

Mon chiot, tu diras à Layla de venir me voir demain.
Je ferais la commission dès que je rentre avec ma brute alors, tu me sers un petit verre de vin ?

Malgré la discussion qui avait lieu à ses oreilles, Evangeline n'y prêta aucune attention. Toute celle-ci étant tournée vers cette assiette qu'elle convoitait plus que le verre qu'elle bu d'une traite après avoir terminé la dernière cuillerée. Impossible de lire sur son visage si elle avait apprécié ou non ce frugal repas, mais ce qui était sûr, c'est qu'il n'avait pas fait long feu.

Elle remarqua tout juste l'absence de Suzanne, mais remarqua la présence de Blondinet. Elle tendit le bol.

Un autre s'il te plais.

Elle tourna ensuite la tête vers Falhen d'un air désabusé.

J'aurai peut-être besoin d'être guidée dans cette ville. Puisque tu connais si bien le bas peuple, peut-être fera-tu l'affaire?

Le ton était cinglant et un poil sarcastique, mais la demande était aussi sincère que puisse l'être une de ses demandes. Durant le temps de son repas, le bruit ambiant avait doucement commencé à décroitre, la fatigue faisant doucement son effet aux survivants de l'alcool.
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MessageSujet: Re: Vampire x Bandit [Pv. Clikoo]   Lun 26 Mar 2018, 02:20

« Un autre s'il te plait. »

Le ton avait était sec, désintéressé, et manquait clairement de tact. En tous cas, il fut reçu par "Blondinet" avec un regard foudroyant et une grimace d'exaspération, mais compte tenu de l'accueil que Suzanne avait fait à cette cliente il ne se serait pas risqué un seul instant à aller à l'encontre de la matrone : les femmes fortes pouvaient être peu nombreuses, lorsqu'une femme était qualifiée de forte en ces lieux la plupart des hommes partaient la queue entre les jambes à son arrivée pour sûr. Falhen retint un rire en voyant alors l'homme retourner servir la fougueuse Evangeline, avant que celle-ci ne se tourne vers lui tandis qu'il portait son verre à ses lèvres pour en humer le liquide. Un vin tout ce qu'il y avait de plus classique en ces lieux, une boisson qui ne valait son prix que par son degré d'alcool une fois de plus...

« J'aurais peut-être besoin d'être guidée dans cette ville. Puisque tu connais si bien le bas peuple, peut-être feras-tu l'affaire ? »

Falhen captura sur sa langue les quelques gouttes de vin qui avaient pu s'égarer sur ses lèvres, lui adressant un sourire amusé, toujours aussi imperméable au ton de voix que la glaciale jeune femme prenait naturellement ; on pouvait dire qu'ils étaient bien tombé dans cette taverne. Blondinet revint avec le plat demandé tandis que le brun répondait avec un rire :

« Si suivre votre guide dans les ruelles plutôt que dans les grandes rues ne vous rebute pas... »

Il laissa un instant sa voix en suspend, prenant un bref temps de réflexion. Son regard vagabonda sur l'état de "Chaton", le bélier humain, qui bien qu'ayant envoyé au tapis nombre d'assaillants avait fini par tomber sur l'empilement de brutes alcoolisées qui s'était fait dans un coin de la pièce pendant la bagarre : aussi costaud fut-il il ne pouvait pas vaincre une armée d'ivrognes. De toute évidence cependant il sembla que ce fut plus la quantité d'alcool que les coups qui avaient eu raison de lui, tout comme de la plupart des combattants qui commençaient à fixer des formes invisibles et n'avaient visiblement toujours pas remarqué qu'il ne restait plus un si grand nombre d'adversaires qu'au début, sans doutes parce qu'à leurs yeux les derniers s'étaient démultipliés. Après tout, il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'une troupe de ninjas se soit glissée dans la taverne pendant la bataille, ils étaient sournois ces jaunes, même quand ils étaient blancs ! Falhen chuinta un soupir rieur pour appuyer l'échec de son ami, et poursuivi naturellement malgré sa petite pause :

« ... Alors je peux vous conseiller quelqu'un. »

Il sourit jovialement avant de reprendre une gorgée de son verre, se relevant de sa chaise pour arranger ses vêtements avec une intention évidente de mettre une fin un peu plus précipitée que prévu à sa soirée. Suzanne, qui avait terminé de régler ses affaires monétaires avec son client, avait commencé à contourner le bar pour prendre connaissance de l'état de ses visiteurs afin de compter le nombre de cadavres qu'elle avait devoir monter à l'étage. Il n'aurait plus manqué qu'elle considère l'état pitoyable du chaton comme une occasion de lui faire débourser des pièces supplémentaires pour une chambre louée contre son gré tandis qu'un lit plus douillet l'attendait en face, ou à défaut une paillasse moins pouilleuse.

« Mutisme reste un endroit très actif, mon travail ne peut pas attendre ! Cependant, je connais bon nombre de personnes volontaires qui pourraient être disponibles et qui connaissent aussi bien les lieux que moi. Ils sont faciles à trouver... »

Disant cela, Falhen se retourna vers la fenêtre donnant sur la grand'rue devant l'établissement, et plus précisément sur l'auberge voisine qui avait déjà fermé sa taverne et n'accueillait plus que les voyageurs sobres à la recherche d'un lieu de repos plus paisible que le Sanglier Torché. Le vent faisait balancer paisiblement l'enseigne de bois du Cerf Blanc aux pièces assombries, bien que quelques lueurs semblaient persister à une ou deux fenêtres, quelques couche-tard ayant sans doutes trouvé nécessaire de veiller avec les derniers ivrognes de la nuit. Il releva la main et indiqua d'un geste bref, car il le savait presque inutile compte tenu de son regard appuyé vers celui-ci, le bâtiment endormi.

« Pendant la journée, si vous vous rendez au Cerf Blanc, prêtez attention à la table ronde la plus proche du comptoir, non loin des escaliers. C'est une table de clients très habitués, il devrait y en avoir quelques uns qui ont du temps à gaspiller à ne rien faire, autant les faire un peu bouger. Dites-leur simplement que "le loup" vous a conseillé de passer, ils comprendront très bien. Ne dites pas mon nom en premier lieu cependant, ils pourraient être méfiants. »

Il prit son verre pour en terminer le fond d'une gorgée rapide, peu soucieux des effets que cela pourrait donner par la suite, et souriant de plus belle annonça qu'il devait "récupérer le paquet" avant de s'éloigner dans la salle. La cohue s'était grandement calmée même si un maigrichon continuait d'agiter ses bras au milieu de la pièce en criant à qui voulait l'entendre qu'il pouvait les prendre avec une main attachée dans le dos, ce qui avait tout de même eu un certain effet sur un des ivrognes qui se trouvait au tapis à faire des bulles dans les restes d'un repas régurgité. Quel gâchis.

Dans ce presque calme, l'homme à la chevelure cendrée pu donc simplement contourner les résultats de la bataille acharnée pour se pencher par dessus l'homme-bélier qui avait réussi à se traîner hors du tas de bras et de jambes inconscients et se tenait la tête avec des grognements exaspérés et douloureux. Etait-ce dû à la chaise qui avait fait un atterrissage plutôt remarqué et malencontreux derrière sa nuque un peu plus tôt ou à cause de la quantité d'alcool fort sans réel autre goût que celui des degrés qu'il avait ingurgitée avant le premier affrontement, cela restait assez incertain, mais cela semblait être un grand sujet d'amusement pour Falhen dont un léger vertige - le vin avait fini par le rattraper bien que ce fut bref - finit de faire atteindre à "Chaton" un degré d'exaspération supérieur dans son humiliation de se faire moquer par quelqu'un de partiellement éméché.



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MessageSujet: Re: Vampire x Bandit [Pv. Clikoo]   Jeu 05 Juil 2018, 14:28

Falhen prit un instant avant de répondre a la demande de guide d'Evangeline, terminant son verre de vin et souriant à la jeune femme, visiblement amusé de sa présence. La réponse arriva en même temps que le plat convoité auquel elle répondit d'un hochement de tête en regardant Blondinet du coin de l’œil, sa tête toujours appuyée sur sa main, mais gardant son attention vers le jeune homme.

Si suivre votre guide dans les ruelles plutôt que dans les grandes rues ne vous rebute pas...

Il prit un instant de réflexion avant de terminer sa phrase, son regard vagabondant dans la pièce. Celui d'Evangeline restait cependant toujours rivé sur lui, au point qu'il était difficile de savoir si elle le regardait vraiment ou si elle sondait son âme. Aussi étonnant que cela pouvait paraitre, elle n'avait pas réagis une seule fois à toute l'agitation de la taverne. Elle ne semblait qu'avancer dans la direction qu'elle s'était fixée, ne faisant aucun geste superflu pouvant la décaler de sa direction, quelle qu'elle soit, sauf en de très rares occasions, comme lors de la charge du bélier humain. Et là, elle attendait fixement la réponse de son interlocuteur.

... Alors je peux vous conseiller quelqu'un.

Enfin il terminait sa phrase, sous le regard toujours aussi imperturbable de la bretteuse, terminant de même son verre et arrangeant ses vêtement, visiblement pressé d'écourter la soirée. Avant qu'il ne termine son soucis d'élégance, elle lui répondit avec cet éternel ton sarcastique qui la caractérisait.

A ton avis, si je craignais les ruelles, me serais-je vraiment arrêtée dans cet établissement? Et tu devrais savoir aussi bien que moi que c'est souvent plus efficace que les grand-rues.

Evidence même que cette dernière remarque ne concernait pas seulement une façon de se déplacer... Voyant que Falhen était visiblement dans l'amorce de son départ, elle se tourna vers sa nouvelle pitance qu'elle commença à déguster de façon toujours aussi exagérément gente pour un tel plat.

Mutisme reste un endroit très actif, mon travail ne peut pas attendre ! Cependant, je connais bon nombre de personnes volontaires qui pourraient être disponibles et qui connaissent aussi bien les lieux que moi. Ils sont faciles à trouver...

Elle hocha à nouveau la tête en fermant brièvement les yeux entre deux cuillerées, montrant son attention à écouter ce qui lui était dit. Trouver son chemin en ville aurait été possible pour elle sans guide, mais il était toujours utile d'en avoir un ou plusieurs, la géographie n'étant pas le seul élément indispensable à avoir pour une personne comme elle arrivant dans un nouveau lieu.

Pendant la journée, si vous vous rendez au Cerf Blanc, prêtez attention à la table ronde la plus proche du comptoir, non loin des escaliers. C'est une table de clients très habitués, il devrait y en avoir quelques uns qui ont du temps à gaspiller à ne rien faire, autant les faire un peu bouger. Dites-leur simplement que "le loup" vous a conseillé de passer, ils comprendront très bien. Ne dites pas mon nom en premier lieu cependant, ils pourraient être méfiants.

Elle arrêta son geste, la cuillère à mi-distance entre l'assiette et sa bouche toujours close, comme pour enregistrer chaque information. Elle l'observa ensuite du coin de l’œil tout en continuant son repas. Le regardant finir son verres d'une traite, terminer de s'affairer, l'écoutant de façon inattentive parler d'un quelconque paquet à récupérer, relever son ami le bélier dont il s'amusait, puis enfin s'éloigner.

Elle ne pu s'empêcher d'expirer deux mot dans un chuchotement blasé bien peu perceptible.

"Le loup"... Sérieusement...

Quelques cristaux apparurent sur la cuillère juste avant qu'elle ne porte celle-ci à sa bouche.

Terminant enfin son repas, Evangeline regarda elle aussi le résultat d'une soirée forte en activité, la salle de dégustation du "Sanglier Torché" étant couverte d'hommes au teint cadavérique qui avait connu toutes sortes de dégustation en quelques heures. Elle regardait la tenancière qui observait les victimes et causes de toute cette agitation. Elle s'avança enfin vers le plus proche de ces messieurs et le poussa du bout du pied comme pour vérifier s'il était toujours en vie. Recevant un grommellement en guise de réponse, elle se souvint que plus tôt, la tenancière lui avait indiqué qu'elle devrait partager sa chambre avec un ou plusieurs de ces "clients". Elle se tourna vers celle-ci.

Dites-moi où vous les déposez que je vous aide un peu, ça ira plus vite.

Le ton était un peu moins froid que celui qu'elle tenait habituellement, mais il fallait bien connaitre toutes les nuance du spectre émotionnel pour en sentir la différence.

Par ailleurs, pour cette nuit, prêtez-moi une chaise ou un banc près de la fenêtre, cela suffira bien.

Elle attendit la réponse de Suzanne, stoïque devant le tas d'homme, dont on ne pouvait se douter qu'il était si énergique seulement deux heures avant, toisant du regard celui qu'elle avant légèrement bousculé du pied juste avant.
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MessageSujet: Re: Vampire x Bandit [Pv. Clikoo]   Mar 10 Juil 2018, 20:27

« Dites-moi où vous les déposez que je vous aide un peu, ça ira plus vite. »

Suzanne releva les yeux d'un des cadavres qu'elle s'appliquait à relever. Elle l'avait déposé sur son épaule comme un sac à patate, prête à en attraper un autre par le col de la chemise pour le traîner derrière. Elle toisa un instant le petit bout de femme qui se trouvait devant elle, comme cherchant à juger ses capacités physiques, mais ce coup d’œil ne dura pas. Sans changer d'expression, l'air toujours aussi bougon, elle se retourna pour se diriger vers des petits escaliers à l'arrière de la taverne, indiquant ceux-ci d'un geste du menton à Evangeline ton en avançant clopin-clopant vers l'endroit.

« Les chambres sont au dessus, on en jette un par chambre puis on ajoute le reste tant qu'il y a de la place.
-Par ailleurs, pour cette nuit, prêtez-moi une chaise ou un banc prêt de la fenêtre, cela suffira bien.
-A ton aise. »


Sur ce grognement approbateur, Suzanne monta les escaliers de la partie auberge. Celle-ci était composée de cinq chambres seulement, le strict minimum pour ceux qui souhaitaient acheter une chambre, et le nombre idéal pour empiler le contenu de la taverne en le faisant les poches pour le paiement à leur réveil. Elle ouvrit une porte d'un coup de hanche et jeta l'homme sur son épaule à même une paillasse qui se trouvait au milieu de la pièce. Les pièces étaient principalement composées de ces paillasses inconfortables mais auxquelles la plupart du peuple était accoutumer. Elle jeta le second paquet dans la chambre d'à côté, et répéta l'opération jusqu'à remplir les chambres des cadavres de ses clients, aidée par Evangeline tout au long de son travail. En guise de remerciement, elle laissa traîner sur le bar un dernier verre, et tira une chaise dans un coin de la pièce qui avait été épargné par les saletés des bagarreurs qu'elle avait brièvement nettoyées avec l'aide de Blondinet.

Ils finirent d'écarter les restes de chaises après avoir noté la quantité d'argent qui devrait être remboursée pour la partager sur chaque tête qui avait finit ivre mort, puis sans demander leurs restes ils allèrent eux-même rejoindre leurs chambres, Suzanne à l'arrière de la taverne et Blondinet visiblement ailleurs dans le village puisque la rombière verrouilla la porte derrière lui. Lorsque le rangement fut achevé, la lune commençait à glisser à l'horizon. Il ne restait que quelques courtes heures avant le levé du soleil...

Le réveil de ce dernier se fit avec les nombreux fermiers du village et l'auberge du Cerf-Blanc. La jeune aubergiste, assidue dans sa tâche, avait bondit du lit aux premiers rayons du soleil et s'appliquait à préparer un bon repas pour ses clients tout en finissant d'installer les tables et les chaises en bas de son auberge. Elle jeta un œil rapide par la fenêtre du Sanglier Torcher lorsqu'elle déverrouilla la porte d'entrée de son enseigne : comme toujours, la taverne aurait besoin de quelques réparations, mais visiblement Suzanne s'en était sortie une fois de plus pour remettre un ordre convenable dans les lieux. Elle sourit d'un air rassuré. Elle était réputée pour son sourire rayonnant et son visage doux. Assez jeune, ayant certainement un peu moins de vingt ans, on pouvait se demander comment une demoiselle aussi frêle faisait pour tenir une auberge en ces lieux, mais c'était sans compter sur l'aide précieuse que lui apportait la propriétaire de la taverne du Sanglier Torché. La jeune propriétaire du Cerf-Blanc était contrairement à l'imposante Suzanne assez petite de taille et affublée d'un visage rond qui ajoutait à ses airs particulièrement juvéniles. Ses grands yeux noisette aux longs cils courbés observaient avec tendresse les fermiers fraichement réveillés, et son grand sourire entouré d'élégantes lèvres rosées accueillait chaleureusement chaque salutation alors qu'elle retournait à son auberge.

Arrangeant son tablier bleuté, elle rejeta sa chevelure sur son épaule gauche pour se mettre au travail avec plus de vigueur pour s'assurer d'un accueil parfait au réveil de ses clients. Elle avait noué ses longs cheveux châtains en une élégante queue de cheval basse à l'aide d'un ruban bleu, et l'épaisse chevelure retombait sur son épaule et coulait sur sa petite poitrine. Elle avait bien peu de formes, mais ses petits seins pointus et ses hanches osseuses ressortant sous sa jupe lui donnaient un charme juvénile et innocent qui avait tapé dans l’œil de plus d'un si bien que nombre de ses clients portaient sur elle un regard attentif et protecteur - presque jaloux et indécent pour certains - à toute heure de la journée. A cette heure avancée de la matinée, les réveils étaient rares, pourtant un voyageur était descendu se réveiller en l'observant faire le ménage, lui souriant poliment chaque fois qu'elle passait devant lui avec un regard attendrit. Un second jeune homme passa rapidement, la saluant vivement, salutation qu'elle rendit sans l'arrêter, sachant qu'il reviendrait bien vite dans la journée alors qu'il s'éloignait dans les ruelles de Mutisme.

Lentement, très lentement, les lève-tôt de la cité revenaient à eux suite à la soirée mouvementée des plus gros couche-tard.



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