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 Altera 712

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Clikoo

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Localisation : Au pays des Toupoutous

MessageSujet: Altera 712   Jeu 28 Sep 2017, 00:16

Fetter, au cœur du Royaume d'Heilu, au Nord d'Hartar. Sur les rives de la mer d'Espiri, cette petite ville était autrefois un lieu important du pèlerinage des Materii, et l'un des points de départ de la traversée menant à l'île du temple; mais en 712, ce port de pêche n'était plus que l'ombre de lui-même, la ferveur des fidèles avait baissé, et les pèlerins étaient de plus en plus rares. Pourtant, la ville subsistait. Entourée de plaines verdoyantes, les fermes pullulaient, et la mer intérieur était foisonnante de vie; de plus, le commerce avait depuis longtemps remplacé la guerre, et les villes portuaires devenaient de véritables plaques tournantes où s'échangeaient quantité de biens, précieux ou non. Hélas, bien des monuments avaient étés détruits pour laisser place à des halles de plus en plus modernes, des habitation sans âme, bien loin de ce qu'offrait ce lieu qui, par le passait, baignait de sainteté. Le calme avait fait place aux criés, la méditation aux échanges plus ou moins honnêtes, le don à l'avarice. Bien sûr, les statues de Mater, la déesse créatrice, ornaient les six entrées de la vielle ville, et le centre avait gardé une partie de sa superbe. La noblesse d'Heilu venait souvent en villégiature dans le quartier historique, et même si la prudence était de rigueur dans les faubourgs, il régnait encore une certaine grandeur, à la condition de faire partie de la haute société du royaume.

Le Royaume d'Heilu, vestige de ce qui fût autrefois le Saint Empire Materi, était assez anachronique à cette époque. On y retrouvait encore nobles, vassaux, et même si taxes et usages avaient évolué en direction du peuple, la cours recevait toujours les avantages dû à la noblesse. Mais cela plaisait à la population, cette famille royale, les Zelii, donnait du prestige au royaume, et le pouvoir était partagé entre les institutions politiques élues par le peuple. Le pays était en paix, et même si certains extrêmes refusaient la condition actuelle, souhaitant un retour à la monarchie ou un pouvoir total au peuple, finalement, la vie suivait calmement son court. Le tourisme et le commerce florissant permettait au pays richesse, et la force du commerce luttait contre celle des armées. L'armée était bien sûr présente, mais n'était que dissuasive, permettant le respect de l'ordre dans les villes sans dépendre de milices indépendantes. Fantômes du passé, quelques inquisiteurs Materii parcouraient le pays, mais leur autorité avait disparu, et ils ne ressemblaient plus qu'à des fanatiques encapuchonnés sous leur toge noire, mais ils servaient encore de portes-parole et de guides spirituels pour le temple, et ceux qui souhaitaient leurs bonnes œuvres. Il y en avait toujours un dans chaque ville du royaume, y compris Fetter, et tous ou presque acceptaient, et même souhaitaient cette présence spirituelle auprès d'eux.

En effet, bien que le charbon et le pétrole avaient remplacé le bois, que l'automobile et le dirigeable prenaient la place du cheval, que la radio radio rendait le messager obsolète, et même que l’électricité détrônait la vapeur, bien des Hommes suivaient encore les préceptes de Mater, respectant la création et la vie, même s'ils ne respectaient plus aussi bien les coutumes d'antan. Mais les choses avaient évolué, les Nasarii étaient certes toujours montrés du doigt pour leur croyances différentes, cependant, ils n'étaient plus chassés, de plus en plus de non-croyants vivaient librement, parfois même certains combinaient les deux croyance, en l'honneur d'Almater, le fruit de l'union divin de Mater et Nase, dieux rivaux et amants. La culture et l'ouverture d'esprit avaient presque fait disparaître les rancœurs passées, bien que le ton montait parfois entre les plus fervents Materii et d'autres.

La vie allait donc bon train à Fetter. Depuis le début de la matinée, le port de pierres et d'acier résonnait des bruit des dockers, pêcheurs, et autres contremaitres. Ca se bousculait dans ce qui était une sorte de fourmilière en pleine effervescence. Des hommes au manche d'énormes machine de transport et de levage déplaçaient les caisses pleines de marchandises, en dessous, des transpalettes acheminaient vers les hangars de métal, parcourant les quais à vive allure, malgré la présence de piétons en masse, pauvres pêcheur qui étaient parfois engloutis sous la masse grouillante des machines. Plus loin en direction du centre-ville, le vieux port était un peu plus calme, mais le prix du quai était souvent trop haut pour le modeste pêcheur, et la majorité des bateaux en présence était de plaisance. Seule une barque de bois détonnait de la grandeur de yacht; aux pieds d'une statue de Mater, son utilité était claire, mais personne n'y prêtait attention.

L'heure avançait, et la crié se mettait en place sur la place du vieux port. Marabouts et congélateurs trônaient, femmes et hommes s'éclaircissaient la voix, puis, un coup de canon annonça l'ouverture des commerces, transformant l'effervescence matérielle en effervescence vocale. Et cela continuerait jusqu'au milieu de la journée. La vie ne s'interrompait jamais dans le port de Fetter, même en cette froide matinée d'hiver.
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Heathcliff

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MessageSujet: Re: Altera 712   Jeu 23 Nov 2017, 16:25

Bon sang, revenez ici sales marmots !

Impossible de les faire tenir en place dans une telle foule, les garder l'un à côté de l'autre était déjà suffisamment difficile en temps normal mais si maintenant l'activité urbaine s'en mêlait elle n'arriverait plus à rien. Tandis que l'un flottait littéralement d'un endroit à l'autre avec une absence de présence telle qu'il était surprenant que personne ne lui ai marché dessus, l'autre courrait d'un étal à l'autre en poussant des « oh ! » et des « ah ! » d'admiration mal contenue. Lorsque Kaënii parvenait à refermer sa poigne de fer sur le col du premier pour le maintenir à sa place, le second était déjà parti en hurlant après avoir remarqué un objet brillant quelques foules plus loin. Lorsqu'elle parvenait enfin à harnacher le second au moyen de son foulard tout en lui remontant salement les bretelles, elle se rendait compte que le premier avait une fois de plus réussi à se faire oublier et avait disparu. Le premier était un véritable fantôme, le second un enfant dans un corps d'adulte, le combat était perdu d'avance à partir du moment où le canon du marché avait résonné au dessus de leurs têtes.

Débraillée, ses cheveux d'or ayant perdu leur belles boucles anglaises pour devenir une crinière d'hystérie, ses yeux noirs lançant des éclairs, Kaënii s'était finalement retrouvée après deux bonnes heures de course acharnée seule au milieu de la foule, campée sur ses petites jambes enveloppées d'élégantes cuissardes de cuir marron, rattachant d'une main gantée sa cape d'épaules brune tandis qu'elle tenait dans l'autre main l'autre gant qu'elle avait retrouvé par terre après s'être rendue compte qu'un des deux jeunes fugitifs avait échappé à ses griffes tandis qu'elle était en train de crier après l'autre un peu plus tôt. Elle ressemblait à un gâteau avec sa tenue de marron - cape, gants et bottes - et de rose - chemise mousseline, short bouffant et rubans dans les cheveux - et son visage rougit de colère était devenu la cerise perchée sur le glaçage fraise chocolat.

Peste soient ces chiards !

Faisant volte-face, elle fit claquer ses petits talons tandis qu'elle marchait le long des quais, refaisant le trajet dans l'autre sens après les avoir déjà traversé de nombreuses fois de long en large. Elle jetait des coups d'oeil agressif en direction des vendeurs, seuls qui pouvaient visiblement avoir attiré l'attention de l'agité du bocal qui lui avait déjà échappé plusieurs fois. Elle tirait sur son gant tout en pensant à cela : le morveux n'allait pas s'échapper plus longtemps. Malgré sa petite taille - elle ne devait pas être plus grande qu'une très jeune adolescente, et à dire vrai beaucoup la regardaient comme une enfant à cause de son visage extrêmement juvénile - elle parvenait à se frayer un chemin entre les hommes et femmes présents sans même avoir besoin de se mettre de côté ou de craindre d'être bousculée, elle parvenait à faire ressentir sa présence suffisamment pour les repousser. Cela ne rendait guère la recherche facile cependant compte tenu de son champ de vision limité de ce fait... Mais heureusement, l'une des deux cibles avait une épaisse touffe de cheveux rougeoyants sur le crâne.

Trouuuuvééééé...

Le jeune homme eut un sursaut qui aurait presque pu s'apparenté à un grand bond sur place. Ses main tremblèrent autour de l'échantillon de métal qu'il admirait tandis qu'il tournait lentement, très lentement la tête en direction de la voix entendue, un ton traînant, grinçant, qui détonnait beaucoup avec la note aiguë sur laquelle jouaient les cordes vocales de la demoiselle. Il baissa les yeux pour mettre son regard à hauteur de Kaënii, et déglutit bruyamment : il avait beau faire près de deux tête de plus que cette dernière, avoir une certaine musculature pour son jeune âge et ne pas cacher son côté un peu bourru sous sa crinière courte débraillée et ses épais sourcils dont un était barré d'une balafre s'étendant sur son front, il savait qu'il ne faisait pas le poids en vérité contre ce petit mètre quarante-six de violence. Il étira un sourire jaunâtre.

A-aaah... Kaëëënii, tu étais là ?
Je t'ai cherché partout, tu sais ?

La voix de Kaënii était presque chantante, d'une douceur inégalée, mais son regard était tout au contraire effrayant, déformé par les traits endurcis de son visage tordu de colère. Il déglutit à nouveau et fit volte-face avec un rire nerveux.

Où est ton frère ?
A-ah, lui ? J-je sais pas...
Oh ? Tu as tout intérêt à vite t'en rappeler.
D-d-d'accord d'accord d'accord !

Il s'empressa de céder avant que la voix de Kaënii n'atteigne des sommets, la colère s'engouffrant dans sa gorge au point de presque transformer ses paroles en rugissements menaçants. Kaënii reprit aussitôt une mine presque calme, mais son sourire restait très crispé.

Bieen ! Alors ?
Euh... Il est... Parti quelque part là-bas ?

Bien que la voix du jeune homme sembla particulièrement hésitante, Kaënii elle n'en douta pas un seul instant, tournant la tête dans la direction pointée par ce dernier. Le lien qu'il y avait entre eux n'était pas très éveillé la plupart du temps contrairement à ce que racontaient les rumeurs et théories sur les jeunes gens comme eux, ils ne s'entendaient pas au point de comprendre les sentiments de l'autre, ne ressentaient pas la douleur de l'autre, mais par contre si l'un devait pointer une direction au hasard vous pouviez être sûr que l'autre se trouvait au bout de cette direction. C'est ainsi qu'après quelques minutes de marche dans la foule en tirant l'oreille du rouquin, Kaënii se retrouva dans un coin un peu plus tranquille, derrière son deuxième rejeton qui était simplement posé là, le nez au vent, les yeux fixés sur une statue de Mater. Kaënii soupira : inutile de s'énerver contre celui-ci, autant l'autre tremblait de peur à sa simple vue, autant lui avait la fâcheuse tendance à ne pas ressentir les sentiments trop forts.

Et dire que vous m'avez fait courir tout le quai pour ça !

Kaënii eut un geste un peu trop brusque en lâchant sa proie, et le rouquin se retrouva à faire une galipette avant de retomber sur le séant juste à côté de l'autre fuyard.

Aïïïïïïh !
Désolée !

Les excuses lâchées sans grande conviction, Kaënii se plaça derrière eux de sorte à les bloquer tous deux, les observant d'un regard sévère. Le rouquin se retourna, jetant un rapide coup d’œil vers son frère. Celui-ci venait tout juste de remarquer leur présence après que les pieds de ce dernier aient manqué d'emporter sa cape dans le saut acrobatique involontaire qu'il venait de faire. Il tourna la tête vers Kaënii avec un air léthargique et désintéressé. Ses cheveux cuivrés, plus lisses que ceux rebelles de son frère, retombaient un peu sur son front mais sa frange était trop courte pour cacher son regard las, bien que le reste de sa chevelure vint chatouiller ses épaules sous son capuchon. Kaënii retint un cri d'exaspération, reprenant consistance tandis qu'elle se recoiffait tant bien que mal.

Maintenant ça suffit les jumeaux, plus de distraction ! J'ai dit à vos parents que je vous surveillerai pendant votre voyage initiatique alors vous restez groupés, pigé ?
O-oui m'dam !
Aaah, j'ai l'impression de faire un voyage scolaire...

Kaënii porta sa main à son front, grognant d'exaspération devant les airs trop innocents des deux jeunes hommes un peu plus jeunes qu'une vingtaine d'années. Elle avait été appelée par la famille de ces deux enfants de commerçants pour les accompagner et les protéger dans leur voyage, tous deux ayant demandé à pouvoir découvrir le monde par eux-même même si Kaënii voyait bien que c'était une ruse pour qu'ils puissent faire ce qu'ils voulaient. La ruse ne leur était pas réservée cependant, car leurs parents qui tenaient un commerce de grande ampleur lui avaient clairement laissé entendre qu'elle devrait les ramener par la peau des fesses au premier message de leur part, leur acceptation de ce voyage étant surtout là pour les initier aux bases de la sociologie et du commerce avant de les forcer à reprendre l'affaire familiale. Pourquoi Kaënii avait accepté tout ça déjà ? Ah oui : un bon gros sac de richesses qu'une mercenaire ne pouvait pas refuser de toute évidence.



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MessageSujet: Re: Altera 712   Lun 27 Nov 2017, 21:56

Dans toute l'agitation de la crié, il n'était pas rare qu'une mère de famille perde un de ses enfants et passe plus de temps a chercher ceux-ci qu'a acheter des victuailles. Il arrivait parfois que certaines d'entre elles forment de véritables milices afin de retrouver les fuyards, mais il était plus courant que certaines personnes offrent ou vendent leurs services afin de retrouver la marmaille. Il arrivait parfois que certains enfants ne soit pas retrouvés à la fermeture de la crié. Dans des cas si extrêmes, c'était à la police d'agir, mais fort heureusement, de tels événements étaient rares.

Ce matin là, il y avait de nouveaux visiteurs, l'une d'entre eux courrait d'un bout à l'autre de la crié à la recherche de deux jeunes-hommes qui n'étaient pas les siens. Cette nourrice semblait avoir de grandes difficultés a surmonter cette tâche malgré le charisme dont elle eut fait preuve au coup de canon, et la colère toute affichée une fois les premières vingt minutes passées.

Il y avait aussi autre chose dans cette foule, une ombre presque inexistante, imperceptible, à la recherche d'on ne sait quoi pour qui se rendrait compte de sa présence. Cette ombre suivait la nourrice comme celle-ci poursuivait ces jeunes-gens, et se déplaçait avec l'aisance d'un fantôme dans cette foule, sans percuter la moindre personne, ne provocant pas le moindre courant d'air. Elle observait cette femme, attendant son heure pour agir. Rien ne laissait présager de ce qu'elle voulait. Aucune envie meurtrière ne s'échappait d'elle, aucune émotion particulière, même pour les plus attentifs, elle n'était qu'une ombre que personne ne remarquait. Elle la suivait jusqu'au moment où elle arriva près d'une statue de mater qui observait le port.

Kaënii avait retrouvé les deux garçons dont elle avait la charge, deux jeunes gens pleins de vie, peut-être trop pour une seule tête. L'ombre se tenait prête à frapper comme un funeste destin, pourtant, le moment opportun devait déjà être passé, la nourrice avait eu le temps de réprimander les jeunes gens et son attention était complètement retombée l'instant précédent, de plus, il y avait ces jumeaux qui pouvaient voir dans son dos. Elle pourrait se défendre, d'autant qu'au vu de ses attributs, elle pourrait être un farouche adversaire. Pourtant, au moment où Kaënii porta sa main au visage, son exaspération atteignant des sommets, l'ombre s'avança, écartant les bras, son ombre recouvrant celle de la femme, et s'avança d'un coup.

Mais au moment où un coup pouvait être fatale, l'ombre fit un pas de coté, comme évitant quelque chose, et se mit face à Kaënii, se révélant, une longue cape marron, un capuchon cachant son visage de la lumière.

Bonjooooourrrr, mademoiselle! Je constate que vous êtes bien mal à votrrre aise face aux frrrasques de ces deux jeunes hommes pleins de fougue!

Une voix d'homme chuchotée et aigüe, mystérieuse s'échappait du capuchon qui venait de s'incliner vers l'avant. Cette voix roulait les r à un tel point qu'ils ne semblaient jamais se terminer, et arrondissait tellement les voyelles qu'il en avalerait les mouches. Ses mains gantées de cuir se rapprochèrent de l'ouverture de sa cape alors que lui même approchait son visage de celui de la "demoiselle". Il arrivait par dessous, pourtant l'homme devait bien mesurer ses deux mètres, et ses jambes étaient tendues, formant une cambrure presque irréelle pour réaliser cet effet.

Si vous le souhaitez, j'ai ici quelque chose pour vous. Un bijou mirrraculeux qui saurrrait vous aider.

Son visage était à quelques centimètres de celui de Kaënii, pourtant, elle ne pouvait le distinguer, ni même en sentir l'halène. Il s'éloigna, passant entre les deux jumeaux, et d'un geste vif, ouvrit sa cape et sortit deux bracelets couleur or incrustés d'une pierre noire comme l'ébène, la cape retombant avant que quiconque n'ait pu en voir le contenu.

Un mot de vous, et pour une valeurrr qui je suis cerrrtain vous serrra modique, et ces jeunes perrrsonnes ne saurrront plus fuirrr votre auguste prrrésence.

Il était là, tangible, sans défense, et pourtant, il semblait toujours ne pas exister, sans la moindre présence. Deux mètres de haut, une carrure svelte sans être maigre, le dos courbé, incliné. Il attendait la réponse de Kaënii.
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